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En 1837,le  consul français Daumas (*) en poste à Mascara, en vertu du traité de la Tafna,signé avec Abd-el-Kader signale que "nul ne peut circuler dans la plaine sans courir le risque d'être assassiné ou tout au moins détroussé".En 1839,les évaluations officielles françaises décomptent 1.500 tentes, soit environ 10.000 individus dans la tribu des Hachem. En 1841, Bugeaud prend la ville sans combat et en 1843,toutes les tribus de la plaine font leur soumission.

 

 (*)Général français né en 1803 mort en 1871 fit toute sa carrière militaire en Algérie...fut le principal organisateur des bureaux arabes et devint en 1850 ,directeur des Affaires  de l’Algérie au ministère de la guerre. En 1853 général de division et en 1857 sénateur il publia sur l’Algérie plusieurs ouvrages .

 

      Dans son plan de colonisation de 1847,Lamoriciére prévoit l'établissement de 250 familles françaises, sur 5.500 hectares, dans la banlieue de Mascara et pour lui, Mascara doit "être le sommet du triangle de notre colonisation  au centre du département d'Oran, au bord de la  plaine d'une fertilité remarquable, dans une position salubre abondante en eaux....."

      En 1856, les tribus de la plaine d'Eghris groupent 20.000 habitants, occupant 3.500 tentes,4 maisons et 20 gourbis. Elles mettent en culture un cinquième de la superficie totale mais, compte tenu de la pratique traditionnelle de la jachère, elles ne cultivent en réalité que le dixième en orge principalement, blé dur et rarement en maïs.....quant  on peut irriguer. De nombreux vergers produisent figues, abricots, raisins, des jardins livrent melons et pastèques. En particulier l'Agha des Hachems Cheraga a planté 27.000 pieds de vigne et 200 arbres fruitiers, sur le versant de Djebel Sidi ben Yakhelf.

     Grâce aux bons pâturages de la plaine, les autochtones élèvent 150.000 têtes de bétail ont 50% de moutons,34% de chèvres,11% de bœufs et vaches,1% de chevaux et mulets quelques chameaux. Ils fréquentent les marchés de Mascara. En forêt ,ils fabriquent du charbon de bois et une fraction berbère ,méprisée ,travaille le fer.

        A cette époque, la plaine d'Eghris est encore considérée comme impropre à toute culture européenne, à cause de ses marécages, de ses sols à croûte désertique et à ses sables qui donnent des dunes continentales. En effet, c'est un véritable bassin, offrant une grande originalité au point de vue hydrographique, comme nous les révèlent les cartes levées localement par l'armée d'Afrique. Cette région, presque privée de drainage vers la mer, est alors marécageuse. Les oueds Froha, Maoussa et d'autres ravinots descendent des montagnes voisines et apportent eaux boueuses à la saison des pluies. Le remblaiement des alluvions arrachées aux reliefs voisins profondément ravinés, l'imperméabilité des sols et le manque de pente de la plaine aboutissent à l'envasement et à l'effacement des rigoles d'écoulement par les divagations des eaux de crue et par l'obstruction de leurs lits peu accusés, par les herbes et branchages, charriés lors des débordements. Les eaux de pluie séjournent dans des marées stagnantes, des lacs ou "ferds" et des marais réduits après les longs mois d'été, à des étendues boueuses et pestilentielles. Ces terres sont alors inutilisables pour la culture, les unes complètement submergées en hiver et encore mouillées en été, les autres ne peuvent servir qu'aux cultures estivales. L'inondation laisse, en outre des sables stériles. Vers Aîn Fekan on découvre le"fred"(lac) d'El Kébir dont les eaux atteignent en hiver 1m à 1,50 m de profondeur, et prés de Palikao, celui de Trenifine.

  DE 1846 A 1962

         Dès 1846,la colonisation gagne la plaine et on commence à créer les deux  villages de Saint André de Mascara à Arcibia, sur un  territoire agricole de 3.500 hectares et  de Saint Hippolyte à Aïn Toudemane sur 350 hectares. Ce dernier doit son nom au capitaine qui a levé la carte  de la région d'Alger de 1835.Terminés en 1848 le premier de ces villages compte alors 40 maisons, le second 14 toutes bâties par la troupe. Les concessions de 15 hectares ½ chacune, réservées à d'anciens militaires, groupent un lot et un jardin de 50 ares et sont vendues 5.000 francs-or payables en trois ans. Saint André de Mascara est peuplé de colons des Pyrénées Orientales et du Tarn et Saint Hippolyte de Béarnais, de Corses et de trente soldats du 58me de ligne. Malgré les durs travaux de défrichement et la sécheresse de 1866,les mauvaises récoltes de 1868,ces colons cultivent mûriers, oliviers, vignes, légumes et céréales.

        En 1854,la banlieue de Mascara s'étend officiellement sur 5.000 hectares en dehors de ces deux premiers villages, sur un rayon de 6 à 7 kilomètres. On y compte plus de 300 agriculteurs, installés sur 450 concessions dont la moitié est défrichée. A Ouizert, les 2me et3me escadrons de spahis cantonnés sur place se livrent à la culture. Dés 1856,on plante des vignes alors qu'on projette de créer, sur 17.500 hectares ,de nouveaux villages et centres de colonisation dont le programme est réalisé par étape:

Textes recueillis et numérisés par Jean Louis Viguier                                              Page suivante

 

La dernière mise à jour de ce site date du 09-août-2008                      Haut de page